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L'amour plus fort
Lorsque deux nobles cœurs se sont vraiment aimés...
L'Adieu
J'ai cueilli ce brin de bruyère...
L'Horloge
L'autre jour j'écoutais le temps
qui passait sous l'horloge.

Cailloux blancs
Semez nos joies, beaux cailloux blancs, 
Sur la route et sur la rivière,

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Pensées.



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Pensée des morts

Voilà les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon ;
Voilà le vent qui s'élève
Et gémit dans le vallon ;
Voilà l'errante hirondelle
Qui rase du bout de l'aile
L'eau dormante des marais ;
Voilà l'enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères
Le bois tombé des forêts. 

L'onde n'a plus le murmure
Dont elle emplissait les bois ;
Sous des rameaux sans verdure
Les oiseaux n'ont plus de voix.
Le soir est près de l'aurore ;
L'astre à peine vient d'éclore
Qu'il va terminer son tour ;
Il jette par intervalle
Une lueur, clarté pâle
Qu'on appelle encore un jour.

L'aube n'a plus de zéphire
Sous ses nuages dorés ;
La pourpre du soir expire
Sur les flots décolorés ;

La mer solitaire et vide
N'est plus qu'un désert aride
Où l'œil cherche en vain l'esquif ; 

Et sur la grève plus sourde
La vague orageuse et lourde
N'a qu'un murmure plaintif.
La brebis sur les collines
Ne trouve plus le gazon ;
Son agneau laisse aux épines
Les débris de sa toison ;
La flûte aux accords champêtres
Ne réjouit plus les hêtres
Des airs de joie et d'amours :
Toute herbe aux champs est glanée :
Ainsi finit une année,
Ainsi finissent nos jours !

C'est la saison où tout tombe
Aux coups redoublés des vents ;
Un vent qui vient de la tombe
Moissonne aussi les vivants :
Ils tombent alors par mille,
Comme la plume inutile
Que l'aigle abandonne aux airs,

Lorsque des plumes nouvelles
Viennent réchauffer ses ailes
A l'approche des hivers. 

Alphonse de Lamartine