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Les Civilisations et les rites funéraires :
Les rites funéraires dans le monde

(Salon Funéraire Edition).

"Les rites funéraires ne sont qu’accessoirement destinés aux morts; ils sont ordonnés par les proches du défunt, avant tout pour faire savoir à ceux qui ont pu le fréquenter ou le connaître, de son vivant, combien ses parents, ses amis, ceux qu’il laisse, lui vouaient d’amour, d’amitié ou d’estime. Ce n’est pas à celui qui gît dans le cercueil qu’est destinée la cérémonie, c’est à ceux qui y assistent; ce n’est pas le disparu que la pompe funèbre tend à illustrer, mais la famille ou les amis qui en ont pris l’initiative, qui ont décidé de son ampleur, eu égard à la situation de fortune, et qui en paieront les frais."
Louis-Vincent Thomas, “Rites de mort” (Fayard, Éditeur). Même s’ils ont le sentiment sincère de rendre ainsi hommage au défunt, ils sont inconsciemment inspirés par la démonstration qu’ils entendent faire de cet hommage. 

Au demeurant, c’est bien à la gloire du défunt que s’inscrit, quoique indirectement, la démarche des décideurs : si ceux-ci tiennent à lui rendre un éclatant hommage, c’est que par son mérite, par sa valeur personnelle, le disparu était de ceux que l’on s’honore à honorer. Celui qui n’a engendré, durant sa vie, que rejet, mépris ou, à tout le moins, indifférence, ne bénéficie pas, en général, d’un adieu à panache. 

Il est évident que ne sont pas mis en cause, ici, les sentiments intimes des individus pour le défunt; ils sont secrets, indépendants de toutes considérations sociales ou morales, sans rapport avec la pompe ostensible. Ils sont du domaine de la mémoire et, le cas échéant, de la prière. 

L'intéressant, c’est ce qui est visible, les rites, le cérémonial, la manière très matérielle dont on se sépare d’un corps d’où la vie s’est retirée. 

Il est curieux de savoir comment il est coutume d’agir, aujourd’hui, en ces circonstances, en divers points du monde. Il existe, ici ou là, des similitudes et des différences de pratiques, des façons de traiter les morts spécifiques à certaines régions, des variations dans le partage des tâches entre les intervenants aux actes liés à un décès.  

Certes, le culte des morts qui fut, pendant des millénaires, un trait révélateur de la mentalité des peuples, n’est plus, de nos jours, un élément aussi déterminant. 

Il nous semble néanmoins intéressant de présenter les rites pratiqués en différents lieux, alors que commence le troisième millénaire :  
Allemagne

Antilles

Argentine

Autriche

Brésil

Canada

Corée

Danemark

Espagne

États-Unis

Finlande

Grande Bretagne

Grèce

Hong-Kong et le Monde Chinois

Irlande

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Japon

Les Pays Musulmans

Norvège

Suède

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