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Dossier : les rites funéraires et les
religions, les rites funéraires et les civilisations.
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Dossier : Les rites du passage de vie à trépas et les religions.
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Pompes funèbres >
Les rites funéraires > dans
le monde
Les Civilisations et les rites funéraires :
Les rites funéraires dans le monde
(Salon Funéraire Edition).
"Les
rites funéraires ne sont qu’accessoirement destinés aux morts; ils
sont ordonnés par les proches du défunt, avant tout pour faire savoir à
ceux qui ont pu le fréquenter ou le connaître, de son vivant, combien
ses parents, ses amis, ceux qu’il laisse, lui vouaient d’amour,
d’amitié ou d’estime. Ce n’est pas à celui qui gît dans le
cercueil qu’est destinée la cérémonie, c’est à ceux qui y
assistent; ce n’est pas le disparu que la pompe funèbre tend à
illustrer, mais la famille ou les amis qui en ont pris l’initiative, qui
ont décidé de son ampleur, eu égard à la situation de fortune, et qui
en paieront les frais."
Louis-Vincent Thomas, “Rites de mort” (Fayard, Éditeur).
Même
s’ils ont le sentiment sincère de rendre ainsi hommage au défunt, ils
sont inconsciemment inspirés par la démonstration qu’ils entendent
faire de cet hommage.
Au
demeurant, c’est bien à la gloire du défunt que s’inscrit, quoique
indirectement, la démarche des décideurs : si ceux-ci tiennent à lui
rendre un éclatant hommage, c’est que par son mérite, par sa valeur
personnelle, le disparu était de ceux que l’on s’honore à honorer.
Celui qui n’a engendré, durant sa vie, que rejet, mépris ou, à tout
le moins, indifférence, ne bénéficie pas, en général, d’un adieu à
panache.
Il
est évident que ne sont pas mis en cause, ici, les sentiments intimes des
individus pour le défunt; ils sont secrets, indépendants de toutes
considérations sociales ou morales, sans rapport avec la pompe
ostensible. Ils sont du domaine de la mémoire et, le cas échéant, de la
prière.
L'intéressant,
c’est ce qui est visible, les rites, le cérémonial, la manière très
matérielle dont on se sépare d’un corps d’où la vie s’est retirée.
Il
est curieux de savoir comment il est coutume d’agir, aujourd’hui, en
ces circonstances, en divers points du monde. Il existe, ici ou là, des
similitudes et des différences de pratiques, des façons de traiter les
morts spécifiques à certaines régions, des variations dans le partage
des tâches entre les intervenants aux actes liés à un décès.
Certes,
le culte des morts qui fut, pendant des millénaires, un trait révélateur
de la mentalité des peuples, n’est plus, de nos jours, un élément
aussi déterminant.
Il
nous semble néanmoins intéressant de présenter les rites pratiqués en
différents lieux, alors que commence le troisième millénaire :
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