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Pompes funèbres > Les dossiers > Les Premiers Hommes
Les Premiers Hommes
Tout commence avec la préhistoire
Contrairement à
lanimal qui nen a pas le souci, lhomme pratiqua très tôt
lensevelissement de ses défunts affirmant ainsi la conscience quil avait pour
le deuil, marque qui le distingue profondément de l'animal.
Les plus anciennes sépultures actuellement connues
datent du Néanderthal, il y a environ 80 000 ans.
A ce jour, les recherches n'ont pas révélé
lexistence de tombes isolées dans les périodes antérieures. Pour autant, on ne
peut pas en déduire que les hommes préhistoriques, ou les hominidés qui les ont
précédés, délaissaient le corps de leurs congénères.
Les squelettes n'étaient pas abandonnés tels que,
sur le sol. Les Néanderthaliens, pratiquaient linhumation en pleine terre, afin de
dissimuler les restes mortels à la vue des survivants et à la convoitise des animaux
nécrophages. Ils enterraient leurs morts sous des pierres plates et posaient à côté
deux armes, outils et aliments. Peut-être croyaient-ils à une seconde
existence ?
Au néolithique moyen, il y a environ 30 000 ans,
les inhumations commencèrent à respecter une certaine forme de
" rituel " matérialisé par un ordonnancement particulier (traces
groupées sur les ossements et pollen provenant des fleurs déposées sous ou sur les
défunts) et par des positions identiques des corps retrouvés dans les sépultures.
On ne sait pas si ces pratiques étaient
généralisés ou réservés seulement à une "classe sociale" privilégiée.

Plus près de nous, au paléolithique
supérieur, les homo sapiens sapiens honorent leurs défunts en perfectionnant les rites
funéraires (squelettes alignés dans le sens est-ouest, visages tournés vers le soleil
levant).
On trouve aussi des sépultures pour deux ou trois
personnes, voire même plus (dix huit retrouvés dans une seule tombe).
La structure des tombes évolue. La pierre est
employée ; on trouve des ornements tels que : os de mammouth, dalles de
calcaire posées sur des pieds ou verticalement autour de la tête, abritant les corps
inhumés.
Elles s'enrichissent d'objets divers inhumés avec
les corps : silex, os travaillés, coquilles perforées, perles, colliers, bracelets,
armes diverses, figurines, bonnets de perles d'ivoire ou de dents de cerfs, bijoux,
bâtons de commandement, etc. Certaines dépouilles étaient recouvertes docre
rouge.
Il a existé plus tard d'autres modes de sépulture
(morts ensevelis dans des "chambres" funéraires recouvertes de tables de pierre
ou dolmens).
Il sagit généralement de sépultures
collectives sous des tumulus et rassemblées dans des sites qui préfiguraient nos
cimetières. On peut imaginer que les survivants venaient s'y recueillir. Un peu plus tard
sont apparues de hautes pierres dun seul bloc, érigées verticalement : les

On voit aussi apparaître la crémation. On
ne sait pas si cétait pour des raisons hygiéniques ou religieuses.
Ces pratiques usitées depuis des temps aussi
éloignés témoignent du respect des hommes dalors pour la dépouille et le
souvenir de ceux qui mouraient, et aussi des sentiments quils pouvaient
ressentir : bris de laffection, tristesse et compassion devant
l'inexorable
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