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Rites funéraires et les religions

 
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L'Hindouisme

La tolérance des hindoux, en matière spirituelle est remarquable. 

Nul pays n'offre une telle palette de cultes religieux (hindouisme, islam, bouddhisme, christianisme, jaïnisme) que l'Inde, sans compter une multitude de cultes locaux.

De par sa constitution, l'Inde est religieusement neutre. Aucune distinction de classes ou de sectes religieuses n'est reconnue et toute référence à la religion est exclue.

Ce pays a cependant conservé un certain sens du sacré, en considérant que tout personnage illustre était une représentation du divin. 

L'hindouisme ne cherche pas à proclamer une vérité religieuse et à faire un effort intellectuel pour accepter une vérité doctrinale qu'il faudrait prouver et démontrer; il veut s'intégrer aux sources mêmes de l'Etre, à l'essence spirituelle de la vie, Absolu neutre et impersonnel. La nature de cette ultime réalité est inconnaissable et toute définition de l'Etre est refusée par la pensée hindoue. Ce qui unit tous les Hindous, c'est l'acceptation d'une hiérarchisation à la fois cosmique et sociale, les castes et les multiples sous-castes d'une part et les quatre stades principaux de la vie individuelle de l'autre, (étudiant, chef de famille, philosophe ermite, ascète errant). La base de ce principe métaphysique et social est le concept de loi divine universelle, le dharma, principe moral de causalité qui règle le processus naturel de la perpétuelle transformation de la création.

Ce " dharma ", régit également la vie de chaque individualité et son but est de libérer l'homme de la roue infernale des naissances et des morts et des servitudes déterminisme. L'hindouisme est véritablement une gigantesque entreprise de la délivrance de soi par la réalisation du soi; ce soi intérieur s'identifie avec l'ultime essence, le Brâhman. L'ascète hindou est le vivant exemple, pour la société, du but à poursuivre pour obtenir la délivrance. L'Inde fait enter son concept de l'art dans la philosophie de la vie. En suivant l'école philosophique du Vedanta, ( une des écoles traditionnelles qui traite de l'aspect métaphysique de sa pensée ), on peut dire que le monde des phénomènes est vu non pas comme une réalité en soi, mais comme un aspect relatif de l'Etre (Dieu). Le monde phénoménal ou les êtres humains vont et viennent dans une série sans fin de réincarnations est illusoire; la libéralisation finale est la sortie de ce cycle de douleurs, de misère et de mort sans fin. Cette libéralisation s'obtient par une sévère éthique, par une grande foi dans la vérité éternelle et par des techniques de réintégration spirituelle qu'enseigne le yoga.

La tendance de la pensée hindoue est spirituelle et religieuse. La conception de l'homme y est subjective, le Moi personnel perd toute son importance, et sa valeur absolue en face d'un Soi, unique réalité, reflet du divin incarné dans l'être humain, et dénuée par toute la tradition spirituelle hindoue. L'unique réalité l'atman (nom de l'Absolu présent dans l'être humain, selon la métaphysique hindoue, c'est le Soi de chacun), se revêt de formes corporelles, et cette conscience passe de corps en corps selon la loi des effets de l'acte, le karma. L'hindouisme est une contemplation, une réalité du divin, dirigés par des techniques de méditation précises et transmises habituellement par une initiation. 

Le sage est considéré comme supérieur au Saint. Il n'y a pas de sauveur, d'être supérieur présentant une doctrine révélée, pas d'intermédiaires entre l'homme et l'Absolu, pas d'Eglise ni de clergé, sinon des professionnels, issus de la caste des brahmanes, chargés des rites ayant pour but l'entretient des temples, demeures des dieux, figuration des grandes forces cosmiques divines. Le culte dirige ces forces et les canalise pour le bien des hommes. Tout étant sacré, tout étant divin, l'organisation de la caste est un reflet matériel d'une réalité divine, et possède malgré tous les excès que reconnaissent les hindous, une base religieuse fondamentale.