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Voir aussi
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Dossiers: les rites funéraires et les
religions, les rites funéraires et les civilisations.
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A l'instar du rituel funéraire dont la finalité subtile est de rassurer...
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Les rites funéraires des Chams sont fortement marqués par la religion qu'ils pratiquent...
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La tolérance des hindoux, en matière spirituelle est remarquable.
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Le judaïsme adhère aux principes moraux et spirituels qui forme la base de sa foi..
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Recherches
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Pompes funèbres >
Les rites funéraires > et les Religions > Le Christianisme
Le Christianisme
ORIGINE
Le Christianisme, religion monothéiste issue du judaïsme (Ancien
Testament), est inspiré par Jésus de Nazareth, juif lui-même, né à
Bethléem, en 7 (ou 5) avant notre ère et mort en l'an 30 à Jérusalem,
crucifié par Ponce Pilate.
Jésus se présente comme le "Fils de l'homme" et annonce le Royaume des cieux. Ses adeptes accueillent
alors la Bonne Nouvelle (en
grec évangélion, "évangile") et professent la bonne parole,
à commencer par les apôtres, nommés par lui.
Cette religion croit à un Dieu unique et transcendant : Yahvé et propose un
message universaliste qui s'adresse à tous les hommes. Dieu est à la
fois Père (le Créateur), Fils (la Parole qui sauve) et Esprit (Saint-Esprit).
Le Christ est le véritable fondement de la foi. Sa mort sauve l'humanité du
péché. Il endura sa Passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le
troisième jour et monta au Ciel. Il reviendra pour juger les vivants et
les morts, et son règne n'aura pas de fin. Par lui, Dieu a révélé aux
hommes les vérités et les mystères que leur raison n'aurait pu appréhender.
La religion chrétienne apporte le salut par la grâce. Dieu a envoyé son
Fils sur la terre et en acceptant sa mort, il a réconcilié avec lui les
hommes envahis par le péché ou rongés par le Mal. Il annonce une vie nouvelle : amour
du prochain y compris des ennemis, recherche de la vérité, résurrection,
immortalité de l'âme.
Les premiers textes du Nouveau Testament sont alors rédigés (quatre récits
évangéliques de Matthieu, Marc, Luc et Jean entre 50 et 95 et Epitres de
Paul entre 51 et 63). Les Évangiles racontent la vie du Christ, son enseignement, sa mort, sa résurrection
et sa montée aux cieux et déterminent les premiers préceptes de la
doctrine chrétienne.
Les chrétiens prolifèrent alors au Moyen-Orient, dans les grandes villes de
l'Empire romain et notamment à Rome. Le christianisme, qui accueille les
déshérités et qui refuse de participer au culte de l'empereur, attire
à lui les plus pauvres et commence à subir des persécutions. Les chrétiens
sont obligés de vivre dans la clandestinité. Nombre d'entre eux seront
martyrisés ce qui renforça la ferveur en cette croyance nouvelle. Les
croyants se cachaient dans les catacombes pour cultiver leur foi.
Antioche et Rome (où Pierre est martyrisé vers 64) devinrent bientôt les deux
lieux les plus importants du christianisme.
En 313 Constantin se convertit et par un Edit, reconnaît officiellement le
christianisme. C'est la fin des persécutions et le début de la religion d'État. En 324, Constantinople fut fondée.
C'est alors que vint le temps de l'épanouissement sous toutes ses formes. En
356, le culte païen est interdit. Le christianisme s'accommode d'un
certain conformisme et on assiste à un relâchement des moeurs par la hiérarchie
ecclésiastique.
L'expansion se poursuit avec la conversion des Lombards et l'évangélisation des
scandinaves tandis que Cyrille et Méthode partent en mission chez les
slaves.
A la chute de l'Empire d'Occident les églises d'Orient et d'Occident, vont
suivrent une évolution différente. En 1054, le patriarche de
Constantinople, ne reconnaît plus la prééminence spirituelle du Pape, héritier
de Saint Pierre choisi par le Christ pour fonder son église,
(catholicisme de katholikos : universel), et les Églises orientales se séparent
de Rome ( Grand schisme d'Orient). L'Église
byzantine orthodoxe "qui garde la vraie foi" se répand alors
dans les pays slaves et balkaniques.
Malgré les Croisades, les Hérésies et l'Inquisition, le Moyen Age est vécu
comme l'âge d'or. On bâtit nombre de cathédrales, les ordres
monastiques et les universités s'épanouissent.
Les XIVe et XVe siècles apporteront bien des tourments (schisme d'Occident).
L'Église et son clergé se laissent aller à la facilité et à la décadence.
En réaction contre les abus de l'Église, Martin Luther propose une réforme
; il est bientôt suivi par Jean Calvin. Mais Rome ne retient de ses
propositions que les points excessifs et refuse de l'écouter. Les volontés
de réformer aboutissent au schisme de la Réforme (1547), et de
sanglantes guerres de religion se déroulent alors en Europe
(protestantisme).
La nouvelle église luthérienne s'installe dans les pays germaniques et
scandinaves; on trouve les calvinistes plutôt en Suisse, en Ecosse, aux
Pays-Bas et en France. Au
XVIe siècle, l'Église d'Angleterre se coupe de Rome et devient l'Église
anglicane (église intermédiaire entre le catholicisme et le
protestantisme). L'Église catholique engage alors une contre-réforme
(concile de Trente en 1545), en vue de rétablir sa suprématie sur la chrétienté.
L'esprit philosophique des XVIIe et XVIIIe siècles, induit un affaiblissement du
sentiment religieux. La Révolution entraîne l'anticléricalisme et la sécularisation
des biens de l'église.
Le XXe siècle, voit les trois grandes confessions chrétiennes tenter de
regagner une certaine unité avec l'oecuménisme (du grec oïkoumèné : toute la terre habitée).
La religion chrétienne est majoritaire en Europe et en Amérique. Elle
regroupe les trois grandes confessions : le catholicisme (60 % environ de
tous les chrétiens), l'Église orthodoxe et les Églises issues de la Réforme
(protestantisme et anglicanisme).
RITE CATHOLIQUE
La religion Chrétienne, est née au 1er siècle de notre ère. Elle est régie
par le Pape (chef de l'Eglise) qui est reconnu comme étant le descendant
de St Pierre (1er Pape).
Textes référents :Conception
chrétienne, basée sur l'Ancien et le Nouveau Testament
Sens
de la mort : entrée dans la plénitude de la vie nouvelle du
royaume de Dieu. Chacun devient pleinement participant de la vie
de Dieu.
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Rites du passage de vie à trépas : Prière et lecture de la Bible. Présence
de l'aumônier et de la communauté selon désir. L'extrême onction est
le sacrement donné dès que la personne sent l'approche de sa fin.
Particularités
: si cela est possible, les trois jours de veille avant l'inhumation sont
respectés.
Pendant l'office religieux, fleurs, bougies et prières correspondent à
l'illumination et l'éclosion de l'âme dans le monde de l'esprit. On aide
ainsi le défunt à se détacher du matériel.
Autopsie et prélèvements d'organes : Pas d'obstacle au niveau de la doctrine,
ainsi que pour la crémation.
Que devient l'âme ? La mort étant une sortie de l'univers, elle est une
sortie du temps et de l'espace. En fait, on sait peu de choses sur cet
au-delà. La Bible parle du Royaume, du sein d'Abraham, d'un lieu de
repos, etc. C'est par le corps que chacun d'entre nous est en rapport avec
le monde. Le paradis est un lieu décrit comme exquis. Mais "Nul ne
rejoint le Très-Saint, s'il n'est lui-même sanctifié". L'enfer est
la séparation d'avec Dieu.
RITE PROTESTANT
Textes référents : Conception chrétienne, basée sur l'Ancien et le
Nouveau Testament
Pratiques religieuses : Prière, lecture de la Bible, culte dominical,
participation à la Sainte-Cène.
| Sens de la mort : Espérance de vie éternelle. Découverte d'une
plénitude nouvelle. Passage auprès de Dieu.
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Rites du passage de vie à trépas : Prière et lecture de la Bible pour
rappeler et renforcer l'espérance en la grâce de Dieu. Présence de
l'aumônier et de la communauté selon le désir du mourant.
Particularités
: Accompagnement à l'aide de lectures Bibliques et de prières. Un proche
du mourant peut faire fonction de pasteur.
Le culte des funérailles est destiné à l'accompagnement de la famille
et des amis. il est centré sur la prédication de l'Évangile : promesse
de Résurrection.
Le défunt est enterré simplement, avec respect ; lecture d'un verset de
la Bible et prières.
Autopsie et prélèvements d'organes : Pas d'obstacle au niveau de la doctrine,
ainsi que pour la crémation.
Que devient l'âme ? Traditionnellement, l'existence est vue en trois étapes.
La vie ici-bas, la période entre la mort et la résurrection finale (une
sorte de sommeil), puis la résurrection proprement dite, à la fin des
temps.
Selon un autre courant de pensée, enfer et paradis sont sur terre et le
croyant est déjà passé de la mort à la vie. La mort n'est pas pour
autant vue comme une impasse, mais comme une porte ouverte. Sur quoi ? On
l'ignore.
Pour d'autres encore, la spéculation sur l'au-delà n'a pas de sens et la
résurrection est à prendre au sens symbolique. Enfin, il y a aussi des
adeptes de la réincarnation.
RITE ORTHODOXE GREC OU RUSSE
Il découle de la religion Chrétienne. Cette obédience ne reconnaît pas le
Pape comme descendant de Saint Pierre.
Textes référents : Conception chrétienne, basée sur l'Ancien et le
Nouveau Testament
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Sens de la mort : La mort est naissance à la vie nouvelle, la rentrée
dans la vie spirituelle. Nous vivons ici dans la pensée de la vie
à venir.
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Rites du passage de vie à trépas : Appeler le pope et la famille :
communion et prières pour le repos de l'âme. Après le décès les bras
sont croisés sur la poitrine.
Particularités
: Pendant l'office religieux, fleurs, bougies et prières correspondent à
ce qui se passe sur le plan spirituel : l'illumination et l'éclosion de
l'âme dans le monde de l'esprit. Traditionnellement le corps est porté
à l'église, cercueil ouvert.
Autopsie et prélèvements d'organes : À éviter selon la doctrine orthodoxe.
Que devient l'âme ? L'ascension vers Dieu se poursuit pendant quarante
jours, le temps pour l'âme de se purifier et d'accomplir l'effort de détachement
de l'enveloppe corporelle. Le paradis - une notion développée en Orient,
dans un monde de chaleur et de sable - est vu comme un jardin. C'est un état
de vie dans la présence de Dieu. L'enfer, c'est l'inverse, la séparation
d'avec Dieu. Il y a deux formes de mort : l'agonie, expérience
douloureuse de celui qui ne veut pas quitter son enveloppe charnelle. Et
la dormition, dans laquelle celui qui s'endort s'est préparé et vit la
mort comme un passage, une Pâque.
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