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Quelques mots sur ce que fut sa vie...
Monsieur Léonard Aupetit
Léonard (dit André) AUPETIT est né le 15 janvier 1895 à Cieux (87). Issu d'une famille d'agriculteurs, il cultiva, tout jeune, la terre mais put néanmoins avoir un parcours scolaire qui lui permit d'avoir son Certificat d'Etudes, ce qui n'était pas donné à tous les enfants de l'époque. Quand la guerre de 1914 éclata, il avait 19 ans. Il s'engagea immédiatement. Il fut très gravement blessé à la hanche en 1915, par une balle explosive. Laissé pour mort, il fut recueilli par un officier allemand qui était médecin. Il fut hospitalisé et soigné en Allemagne. Contre l'avis général, l'officier/médecin allemand s'opposa à l'amputation de sa jambe. Il put revenir en France – en temps qu’invalide - avant la fin de la guerre dans le cadre des échanges de soldats blessés. Il eut alors une très longue convalescence durant laquelle il apprit le métier de coiffeur. A la fin de la guerre, il se maria avec Marguerite VALLAT avec laquelle il eut sa première fille, Marcelle, le 7 décembre 1921. Il exerça son nouveau métier en indépendant à Cieux dans un local acheté qui était aussi un café. Quelques années plus tard, son épouse Marguerite décède de la tuberculose. Il se remarie en 1925 avec Marie (dit Amélie) ROUDIER de laquelle il aura une fille, Ginette, le 26 avril 1927. Il obtint alors un emploi dit réservé (aux invalides de guerre) dans un musée parisien (Cluny). Toute la famille rejoint donc la capitale en 1929.
En 1940, ne pouvant supporter la présence de l’occupant qui arrivait, il quitte Paris avec sa famille mais arrivé à Etampes, les allemands l’obligent à faire demi-tour à pied, de nouveau pour Paris. En 1943, Amélie part en province (à Cieux) en emmenant Ginette, malade. Il reste avec Marcelle à Paris où il manque d’être arrêté sur dénonciation par les allemands. Prévenu à temps, il s’enfuit avec sa fille et après bien des difficultés, arrive à Cieux. Après la guerre, ayant des ennuis de santé dus à son ancienne blessure, il fait valoir ses droits à la retraite. Du mariage de ses deux filles naquirent 5 petits-enfants.Il vécut paisiblement dans ce Limousin qui l’avait vu naître jusqu’en 1974. Il décéda le 25 mai 1974, à Limoges. Il repose aujourd'hui au cimetière de Cieux (Haute Vienne). Particularités : Toute sa vie, il resta fidèle à ses idéaux. Il figure, involontairement, sur une carte postale de Cieux.
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