Pompes Funèbres Pompes Funèbres Pompes FunèbresPompes FunèbresPompes FunèbresPompes Funèbres : Informations prévoyance Pompes Funèbres Pompes Funèbres
Pompes Funèbres : Plan du sitePompes Funèbres : Informations UrgentesPompes Funèbres : Informations généralesPompes Funèbres : Marbrerie funéraireLes Dossiers : crémation, succession, marbrerie.Pompes Funèbres : Notre réseau d'agences en FrancePompes Funèbres : Nos offres d'emploisPompes Funèbres : Nous écrire
Pompes Funèbres : Recherche d'un thèmePompes Funèbres : Nos ConseilsPompes Funèbres : L'Après décèsPompes Funèbres: Le FaqsDossiers : Le rites funérairesPompes Funèbres : Professionnels découvrez notre réseau En leur mémoire.Pompes Funèbres : Informations Copyright
Pompes Funèbres Pompes Funèbres
Etude du Credoc

 
Le vécu et la perception
du deuil et des obsèques
Sommaire
Etude réalisée par le CREDOC.
Introduction
La mort : un sujet tabou
Mort et société : un «non-dit» étouffant...
Cérémonial et ritualisation
Cérémonial et ritualisation : une mort digne passe par l’appropriation des pratiques
Un rôle central
Les pompes funèbres : un rôle central, une image ambivalente...
Prestations satisfaisante
Le service funéraire : des prestations satisfaisante...
Marchandisation du deuil
Les produits funéraires : des vecteurs de marchandisation du deuil...
Conclusions
Recherches
 

Pompes Funèbres Pompes funèbres >  Le vécu et la perception du deuil et des obsèques > Conclusion

Conclusion

Aujourd’hui en France, la mort est un sujet tabou, exclue de fait du champ social. Tous, individus ou institutions, se comportent comme si la mort n’existait pas, avec comme corollaire la non-prise en compte de la nécessité d’une formation spécifique pour les personnels administratifs confrontés aux proches par exemple.

Ainsi, la mort semble d’autant plus surprenante et inattendue, lorsque l’on perd un être cher, que rien - ou si peu - n’a été fait pour y préparer.

La mort d’un proche est avant tout une découverte, la découverte d’un univers spécifique, univers intérieur d’abord, de soi, de ce que l’on peut ressentir alors que la disparition d’un être cher, en créant un “ vide ” qu’on ne pouvait même imaginer avant cette disparition, marque le début de la période de deuil. A ce niveau, la croyance peut jouer un rôle : l’intériorisation d’un “ après ” facilite grandement le deuil, alors qu’il est beaucoup plus difficile de vivre la perte d’un proche si l’on est convaincu que la mort l’a entraîné vers le “ néant ”.

Ici, la distinction croyant - non-croyant paraît peu segmentante : certains croyants “ doutent ”, et nous avons rencontré plusieurs athées déclarés qui avaient explicitement intériorisé un système de croyances relatif à “ l’au-delà ”.

La mort d’un proche est aussi la découverte d’un système social, des tracasseries administratives rencontrées pour récupérer les effets personnels du défunt, à l’hôpital ou à l’institut médico-légal.

L’annonce du décès est souvent faite aux proches dans des conditions inutilement brutales : les détours et tergiversations pénibles auxquelles peuvent se livrer beaucoup d’hôpitaux, le manque de tact ou de la plus élémentaire compassion de la police ou de la gendarmerie, projettent les proches dans un univers où règne le sentiment que leur douleur est niée.

C’est aussi à ce moment, alors que l’on est soi-même choqué par le décès, que les démarches à effectuer sont les plus nombreuses : enregistrement auprès des différentes administrations, préparation des obsèques. Face au déni quasi systématique de la douleur des proches dont font preuve nombre d’administrations ou corps d’Etat, les pompes funèbres apparaissent comme des professionnels, ceux là même qui se sont spécialisés dans ce domaine que par ailleurs la société rejette, la mort.

Dans ce contexte, le contact avec une entreprise de pompes funèbres qui va “ décharger ” les proches de “ l’intendance ” liée au décès, est toujours un soulagement. C’est bien l’attente d’une prestation globale qui prime; il paraît hors de question de faire appel à des prestataires multiples – excepté pour les fleuristes ou éventuellement de graveurs dans le cas d’éléments, pierre tombale ou plaques, acquis après la cérémonie.

Cette attente d’une prise en charge “ globale ” concerne également les différentes démarches administratives, que les proches ignoraient avant le décès, et qui le vivent comme autant d’épreuves supplémentaires une fois le décès survenu.

C’est à ce moment que de nombreuses personnes peuvent envisager de préparer leurs propres obsèques, en laissant des recommandations écrites, en alimentant un compte spécifique ou en souscrivant un contrat d’obsèques par exemple. Cependant, même si l’on peut “ mûrir ” pendant de nombreuses années une réflexion à ce sujet, il semble que le passage à l’acte soit d’autant plus difficile que l’on est soi-même jeune et en bonne santé.

Si le comportement des pompes funèbres lors du déroulement des cérémonies funéraires est largement approuvé, le contact hors cérémonie est plus insatisfaisant. L’état de deuil ouvre dans le champ de conscience des personnes concernées un grand nombre d’interrogations sur la vie, et l’on attend des personnes chargées de l’organisation et de la préparation du rite un certain désintéressement, du moins une approche qui soit d’abord “ humaine ” avant d’être mercantile.

Or, les pompes funèbres sont des entreprises commerciales, d’où la perception, insupportable, d’inégalités sociales qui continueraient à jouer encore après la mort, désacralisant ainsi cet aspect fondamental de la vie, le “ faste ” de la cérémonie étant intrinsèquement lié aux moyens financiers dont disposent les proches de la personne décédée.

De plus, alors que choqué par le deuil on n’est pas en mesure d’adopter un comportement de consommateur rationnel – nous n’avons pas d’exemples où plusieurs prestations aient été comparées avant de fixer son choix sur une entreprise- la relation avec les équipes de vente, le décorum des “ magasins ” ( ici le terme est péjoratif ) de pompes funèbres, renvoient à des codes qui sont ceux de la grande distribution, marquant implicitement l’établissement d’une relation mercantile, en plaçant les proches dans un rôle de consommateur qu’ils sont à ce moment bien incapables d’assumer.

Peut-être est-il souhaitable à ce niveau, de fournir aux proches une description précise, claire et exhaustive de ce que recouvre la prestation, oralement d’abord – alors qu’il est rare que la famille la demande sur le moment - écrite ensuite, une simple facture avec le relevé de quelques postes budgétaires rapidement décrits semble insuffisante à ce niveau.

L’univers des pompes funèbres est très mal connu du public, et à moins d’envisager des actions de communication à plus grande échelle, la description précise aux proches des produits et services qu’ils ont eus à régler, du pourquoi et comment de leur mise en place, pourrait probablement favoriser l’émergence d’un capital de confiance qui fait actuellement défaut à ces sociétés, favorisant également du même coup la reconnaissance de leur rôle social, majeur, mais pour l’instant ignoré du plus grand nombre.

Le
rite funéraire a deux aspects : l’un, personnel et intime, est un peu le pendant de l’amour que l’on a pu porter au disparu, l’autre, social et ostentatoire, concerne plus la reconnaissance de l’intégration du défunt à travers une certaine communauté sociale. Or les codes marquant l’appartenance à cette communauté, c’est à dire la ritualisation “ traditionnelle ” du deuil – tristesse convenue, attitudes stéréotypées... – paraissent de moins en moins acceptés, et ce d’autant plus que l’on est jeune et urbain.

Autant en milieu rural, le tissu social est tel que la cérémonie apparaît souvent naturellement chaleureuse et humaine, autant en ville cette même cérémonie, perçue comme anonyme et désacralisée, nécessitera l’injection d’éléments personnels dans le rituel, non par volonté d’individualisation, mais bien pour se réapproprier le “ sens ” d’un rite qui autrement apparaît comme vidé de sa substance.

Ainsi, les proches se sentent bien souvent captifs des pompes funèbres, y compris dans le choix de produits : satisfaisant si l’on recherche un cérémonial “ traditionnel ” - mais nous avons vu que l’aspect ostentatoire est de plus en plus rejeté au bénéfice de l’aspect relationnel et affectif -, il apparaît largement insatisfaisant dès lors que l’on cherche à “ personnaliser ” le rituel. A ce moment, les codes couleur, formes, matières ou parti pris esthétique des différents objets d’art funéraire proposés par les pompes funèbres peuvent être contestés. Quelques personnes nous ont déclaré ne pas avoir effectué certains achats, alors que ceux ci étaient budgétés, le seul frein évoqué étant un rejet du choix proposé par les entreprises funéraires.

Dans ce contexte, le choix de la crémation – et même si l’image mentale d’un corps en décomposition peut être un frein puissant à l’inhumation – apparaît souvent comme le refus de cautionner une certaine forme de “ tradition ”, en choisissant pour soi même une fin “ différente ”, même si, pour les proches, l’absence de lieu de recueillement ou l’exiguïté d’une “ plaque ” peuvent gêner le recueillement.

Si l’on voulait résumer en quelques mots les attentes des Français, celles-ci porteraient principalement sur:

Une prise en charge plus « humaine » de la mort, de son annonce à l’organisation des obsèques.

Un dialogue constructif avec les pompes funèbres; d’emblée, celles-ci se doivent d’aborder le problème financier, ne pas donner l’impression d’une démarche hypocrite aboutissant à une relation purement mercantile.

Les prestataires devraient également se montrer plus à l’écoute de leur clientèle dès le premier accueil. 

Par ailleurs, il s’agit également de mieux répondre à la demande croissante de personnalisation, non seulement dans le service, mais aussi dans les produits (plaques, cercueils...), à la fois plus sobres et plus facilement « sur mesure ».

Lire tout le dossier