Le vécu et la perception
du deuil et des obsèques
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Etude réalisée par le CREDOC.
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Mort et société : un «non-dit» étouffant...
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Cérémonial et ritualisation : une mort digne passe par l’appropriation des pratiques
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Les pompes funèbres : un rôle central, une image ambivalente...
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Le service funéraire : des prestations satisfaisante...
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Les produits funéraires : des vecteurs de marchandisation du deuil...
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Recherches
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Pompes funèbres >
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Personnaliser le rituel funéraire pour se le réapproprier
Une segmentation rural-urbain
En milieu urbain, nombreuses sont les personnes à ressentir une certaine forme de " globalisation ", de " standardisation " du rituel funéraire : les enterrements s’enchaînent, les cimetières sont " immenses " et " impersonnels ", on ne connaît ni le prêtre ni le personnel des pompes funèbres... Tout ceci tend à induire un sentiment de perte de sens,
la cérémonie est alors perçue comme un pur rituel de convention, anonyme et désacralisé.
Autrement dit, si à ce niveau le rite a toujours conservé son aspect social conventionnel " montrer aux autres " le versant affectif n’est plus satisfaisant " le rapport au défunt peut être vu comme " standardisé ", " formaté ", ce qui est insupportable.
Ceci explique qu’en milieu rural l’on s’en tienne majoritairement à une cérémonie plutôt traditionnelle, c’est à dire que les gens d’un même village vont par exemple se faire inhumer suivant le même rituel - même prêtre, même entreprise funéraire,... - que peu de gens songent a priori à contester.
" C’est à la campagne, le type des pompes funèbres fait aussi ambulancier, on le connaît ".
" Comme c'est un tout petit village, il suffit d'appeler pour dire qu'il s'est passé quelque chose et on n'a plus rien à faire. A la campagne ça va plus vite. Tout a été très facile ".
En ville, par contre, émerge une demande de plus en plus forte de personnalisation du
rituel. Cette tendance correspond en fait à une volonté de réappropriation de la cérémonie : personnaliser le rituel est aussi une façon de le rendre moins anonyme, plus chaleureux, plus " humain ". Le rituel perd ainsi de son caractère d’ostentation pour devenir avant tout un élément propre à satisfaire les attentes intimes des proches.
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