Le vécu et la perception
du deuil et des obsèques
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Etude réalisée par le CREDOC.
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Mort et société : un «non-dit» étouffant...
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Cérémonial et ritualisation : une mort digne passe par l’appropriation des pratiques
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Les pompes funèbres : un rôle central, une image ambivalente...
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Le service funéraire : des prestations satisfaisante...
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Les produits funéraires : des vecteurs de marchandisation du deuil...
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Recherches
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Pompes funèbres >
Le vécu et la perception du deuil et des obsèques > Le service funéraire : des prestations satisfaisantes > Les attentes : un décorum moins " stéréotypé "Les attentes : un décorum moins " stéréotypé "
Nous l’avons vu aujourd’hui le rapport intime au mort prime sur le caractère ostentatoire du déroulement des obsèques. En fait, les souhaits exprimés paraissent plutôt centrés autour de la relation à la personne décédée : il s’agit de lui assurer
un passage digne, où tout soit fait pour que chacun des proches puisse, dans des conditions qui permettent l’établissement de relations personnelles d’intimité, rendre un dernier hommage au défunt.
Dans ce contexte, des lieux - show rooms, funérariums, chapelles... - trop ostensiblement " mornes " ou " pénibles ", peuvent présenter une
dimension de surenchérissement, mal venue parce que renvoyant aux participants l’image d’une " mise en scène " où primerait l’ostentatoire au détriment des valeurs affectives.
Bien évidement, l’environnement attendu est sobre, digne et favorable au
recueillement. Mais il semble que de nombreuses personnes soient en attente d’un décorum moins relié aux stéréotypes sociaux liés au deuil - morbidité, froideur, tristesse convenue... - qui semble prégnant dans les crématoriums, et dans lesquels on se reconnaît de moins en moins.
" Ce qui m'a déplu, c'est le contexte toujours idem des crématoriums, toujours austère, avec la petite musique... Si c'est une personne qui adore par exemple le violon, qu'ils ne nous mettent pas une musique douce à l'eau de rose, qu'ils nous mettent un beau morceau de violon ".
" Ce qui m'a vraiment déçu c'est cette atmosphère de tristesse qu'ils entretiennent d'eux-mêmes... J'aurais pu ne pas pleurer mais avec les musiques qu’ils nous mettent, on aurait de toute façon pleuré, même si on n'avait pas eu de décès... ".
" C'est un décor complètement stéréotypé face à la mort, toutes les salles de tous les crématoriums et toutes les chapelles ardentes seront toujours pareilles, toujours dans les mêmes couleurs bordeaux... On est en plein dans le contexte, il n'y a personne qui va se différencier en disant c'est une personne qui est morte mais on n’est pas obligé de faire dans le lugubre... Moi ça me choque, celle qui est morte elle est morte, mais ceux qui viennent sont quand même un peu vivants donc même si on est pas mal affaibli... Il faudrait un peu plus de gaîté ".
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