Le vécu et la perception
du deuil et des obsèques
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Etude réalisée par le CREDOC.
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Mort et société : un «non-dit» étouffant...
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Cérémonial et ritualisation : une mort digne passe par l’appropriation des pratiques
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Les pompes funèbres : un rôle central, une image ambivalente...
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Le service funéraire : des prestations satisfaisante...
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Les produits funéraires : des vecteurs de marchandisation du deuil...
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Recherches
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Pompes funèbres >
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Accueil commercial et comportement du personnel
Le comportement du personnel pendant la cérémonie est jugé majoritairement satisfaisant
Le comportement du personnel durant la cérémonie est largement apprécié :
tact, discrétion et efficacité sont les mots qui reviennent le plus souvent à son propos.
Le rôle de " maître de cérémonie " - placement des personnes, ouverture des portes, déplacements... - est assuré de façon très largement satisfaisante.
Ceci correspond à une attente très importante : un impair durant le déroulement de la cérémonie serait vécu comme une
catastrophe, puisque la cérémonie, on l’a vu, est un moment unique, qu’on ne peut pas répéter, qui marque collectivement le passage du décédé du monde des vivants à l’ « au-delà ».
" Je n'admettrais pas qu'il y ait par exemple du retard dans le programme... qu'on me dise au dernier moment qu'on ne peut pas faire ça à telle heure, donc que ça soit bien ordonné et bien agencé... Je n'admettrais pas la maladresse des porteurs et plus globalement le manque de professionnalisme, ça serait intolérable ".
Ainsi, la solennité de la cérémonie semble très liée aux comportements, attitudes et façons d’être du personnel.
" Le personnel ça allait, c’est à dire que ce sont des gens qui tiennent les portes, qui les ferment, qui amènent le cercueil, qui restent très très silencieux, un visage très neutre, des gens qu’on ne voit pas... C’est des gens transparents finalement, efficaces, qui permettent qu’il y ait une certaine solennité, une certaine cérémonie, sinon ça serait le bordel ".
" Des gens posés, pas extravagants, normal pour une telle cérémonie, des gens discrets et avenants, ils sont là pour vous guider, vous dire ce qu’il faut faire. Arrivé à l’église par exemple ils disent bon : maintenant on va rentrer, ils viennent vous chercher, ça se passe presque sans paroles, ils vous disent ce qu’il faut faire, ils sont quatre et il y en a un qui guide ".
" L'organisation en général, le respect de l'heure, tout était parfait. Il y avait une grande rigueur. La tenue des croque-morts... impeccable. Ils sont près des gens. ».
Tant qu’elles ne revêtent pas un caractère portant ostensiblement atteinte à la dignité de la personne décédée, les " erreurs " - généralement imputées au manque d’expérience du personnel disponible à ce moment ou à un respect trop strict des consignes - sont alors " pardonnées ", probablement parce que des réclamations à ce niveau entraîneraient des conséquences trop graves, car risquant du même coup d’entacher durablement le souvenir de la cérémonie.
" Il y a eu une bavure, bon mais j’ai pardonné... Je me suis dit pas de fleurs, c’est un peu sauvage, alors je fais faire une croix en fleurs par le marchand de fleur en face... On est allé au cimetière, pas de fleurs, alors après je vais voir la fleuriste je lui dis qu’est ce qui s’est passé... J’étais un petit peu contrariée de voir qu’il n’y avait rien sur le cercueil, elle m’a expliqué que ça roulait mal, elle est arrivée quand l’office commençait avec sa croix en fleurs, et les employés des pompes funèbres ne l’ont pas laissée entrer, ils auraient pu porter eux même la croix pour mettre dessus, mais non, ils ont été très stricts, j’ai trouvé que c’était un peu dur, c’est le seul regret que j’ai, là il y a un manque... La fleuriste était encore plus embêtée que moi."
" La descente dans le caveau pour ma grand-mère, ça a été comique parce qu’elle a été enterrée avec son mari, et il n’y avait pas la place pour descendre le cercueil. C’était drôle parce qu’ils ont dû mettre une corde, le cercueil encordé parce que c’était très profond et il y avait juste une toute petite place... Ca pend au bout de la corde ça bouge... Ils ont eu un mal fou à lui trouver une place, la pauvre a été malmenée ils ont dû bouger le cercueil dans tous les sens et tout le monde était mort de rire, de toute façon il n’y a que ça à faire ".
" On attendait que ça soit eux qui donnent le départ pour le cimetière, alors on attendait. Je vais voir le type, je dis ça fait 20 minutes qu’on est là, et le type dit bah! c’est vous que j’attends, alors qu’il n’avait rien dit à personne, ça, bon... ".
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