Le vécu et la perception
du deuil et des obsèques
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Etude réalisée par le CREDOC.
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Mort et société : un «non-dit» étouffant...
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Cérémonial et ritualisation : une mort digne passe par l’appropriation des pratiques
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Les pompes funèbres : un rôle central, une image ambivalente...
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Le service funéraire : des prestations satisfaisante...
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Les produits funéraires : des vecteurs de marchandisation du deuil...
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Recherches
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Pompes funèbres >
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La préparation du corps : des proches rarement informés
A quelques exceptions près, il est rare que la préparation du corps soit gérée par les proches. Le fait que certaines personnes aient pu paraître étonnées que l’on aborde avec elles ce sujet est à cet égard édifiant : elles n’y avaient simplement " pas pensé ". Ainsi, que les soins relatifs à la conservation du défunt soient donnés par l’hôpital ou par les pompes funèbres, les familles sont rarement consultées.
" S’il y a eu des soins de conservation apportés au corps je n’en sais rien... Je n'ai pas posé la question ".
" On ne sait même pas s’il a été lavé, on ne sait rien... ".
Cette dépossession des proches est quelques fois souhaitée - on se décharge d’une image pénible -, quelques fois admise - on en est finalement satisfait -, mais peut, dans d’autres cas, heurter la sensibilité de certaines personnes, notamment lorsque la préparation du corps ne correspond pas à ce que l’on aurait souhaité. Majoritairement, il semble que ni l’hôpital ni les pompes funèbres n’informent les proches des
différentes options possibles relatives à la préparation du corps.
Cette préparation est aussi un moyen de masquer la souffrance du défunt, et cet aspect est majoritairement apprécié, le visage du mort étant bien souvent le dernier souvenir que l’on gardera de la personne.
" Quand on meurt à la suite d’un cancer, on souffre... Mais son visage était paisible... ça j’ai apprécié ".
" Ma sœur l’avait maquillée, c’était quelqu'un qui était très féminine, jusqu’au bout elle mettait un peu de rouge à lèvres, elle n’avait pas les traits ravagés ; la conservation maintenant ils font des trucs extraordinaires. C’est une bonne chose, on ne retrouve pas les gens défigurés " ( Hôpital ).
Mais dans certains cas, le fait même qu’on ait touché à l’intégrité de ce corps que l’on connaissait si bien prend un caractère choquant, que l’on rejette alors.
" On aurait dit qu’il avait 20 ans de moins... ce n’était pas lui, c’est inadmissible " (pompes funèbres)
" Ils ont mis des bandages autour de la tête de ma grand-mère pour fermer ses mâchoires, pour ne pas que la bouche soit grande ouverte... Mais de la voir comme ça momifiée avec plein de bandages autour de la tête c’est hyper choquant... On ne m’avait pas prévenu, j’avais l’impression de quelqu’un d’accidenté, qu’elle avait été défigurée... " ( Hôpital ).
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