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Pompes Funèbres : France Obseques : Les actualités
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S.A Liberté M. G. Véclin 120, chemin de Groslay 93140 Bondy Capital : 67.992,00 E R.C.S. B383347150 Habilitation 0593063
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Modernisation des services funéraires
Modernisation des services funéraires
Bondy, Décembre 2005
Faut-il brûler le CNOF (Conseil National des Opérations Funéraires) ?En 1997, nous écrivions déjà : Habilitations : Pourquoi ne pas créer plusieurs niveaux d’habilitation (ex: services complets, exhumations, fossoyages, etc) afin de clarifier les listes destinées au public (en regroupant tous les opérateurs par communes, ce qui n’est pas le cas actuellement). Il serait plus facile, pour une famille, de retrouver immédiatement le prestataire pressenti. Il est complètement inutile pour la famille de savoir que tel cimetière a un fossoyeur habilité ; il se trouve pourtant au même niveau qu’une entreprise qui apporte l’intégralité des services. Aberrant. Les listes actuelles sont, au mieux, dissuasives (tout est mélangé et dans n’importe quel ordre) au pire, impossibles à afficher donc inutiles (certaines Mairies ne les affichent déjà plus!). et : Préfectures. Là, Courteline n’est pas mort ! Notre entreprise dispose de deux bureaux sur la même commune. Un bureau qui réalise très peu d’opérations a été habilité pour 6 ans immédiatement, l’autre qui s’occupe presque exclusivement d’obsèques depuis 15 ans, n’a obtenu son habilitation que pour un an! On pourrait citer des dizaines de cas identiques. Souvent règne le fait du Prince. Les décisions sont prises par du personnel qui ne connait pas toujours très bien la réglementation.
Remède : Ne serait-il pas dans le rôle du CNOF d’y remettre un peu d’ordre? Sinon, asseyons-nous autour d’une table afin de rédiger une liste de propositions (?) La solution émerge souvent du dialogue s’il se veut constructif et s’il n’est pas du seul fait d’une « chapelle ».
Voyons aujourd'hui : La même confusion persiste pour les habilitations. Faisons un simple test. Demandons autour de nous, à des personnes hors profession, de trouver rapidement un professionnel habilité pour organiser des obsèques en lui tendant aimablement la liste départementale des opérateurs funéraires. Entre celui qui n'est pas habilité pour le transport avant mise en bière (donc, pour le public, il ne propose pas la prestation), celui qui n'est pas habilité pour les soins de conservation (donc, pour le public, il ne propose pas la prestation), celui qui n'a pas, nommément, de chambre funéraire (donc, pour le public, il ne propose pas la prestation) et celui qui n'est habilité que pour les creusements (les autres le font-ils ?), la grande nébuleuse demeure. Tout le monde était d'accord pour rendre ces listes plus lisibles pour les familles, à moins que vous ne connaissiez une personne qui était contre (?)
Etait-il si compliqué de trouver un meilleur classement, d'instaurer plusieurs niveaux ? Réponse : OUI, sinon on l'aurait fait...
Certains confrères rencontrent - encore et toujours - des difficultés pour le renouvellement de leur habilitation, bien que le dossier soit conforme aux demandes. On trouve des Préfectures qui délivrent le précieux document en 15 jours voir : http://www.gard.pref.gouv.fr/html/demarches/funeraire.htm. D'autres mettent 3, voire 4 mois quand elles n'ont pas exigé des documents redondants ou non inclus dans la liste des pièces à fournir.
Depuis combien de temps demandons-nous un allègement et une remise au net des documents administratifs après avoir démontré que l'administration, elle-même, ne respectait pas ses propres textes ? Combien de fois avons-nous stigmatisé les mille et une façon de faire des Mairies ou des Préfectures en souhaitant une clarification des procédures qui aboutissent à une uniformité des pratiques que l'on soit à Toulouse, Nice, Moulins, Brest, Mulhouse ou Lille ?
Cet organisme qu'on nomme le CNOF pouvait (aurait du) prendre en charge les attentes des professionnels et "plancher" autant qu'il faut pour moderniser la profession et alléger les tâches des personnels administratifs souvent débordés. Depuis 8 ans, rien. Si, un ou deux rapports (spécialité Française, championne du monde !) sur le nombre de chambres funéraires ou de crématoriums en France... 30 personnes pour tout çà ! Les simplifications administratives : discussion engagée mais avortée !
Les habilitations : un simple toilettage, on inclut maintenant l'enseigne commerciale. Mais toujours autant de confusion. L'unification des procédures : on ne sait même pas si le sujet intéresse quelqu'un ! Suites de la canicule : pas grand chose. A part le rapport de Madame Lecomte, auquel le CNOF n'a pas pris part, c'est tout. Pas de suite, pas de conclusions, pas de propositions. Norme Européenne : sauf erreur, il n'a même pas été consulté (?) Cette entité est à ce point considérée inutile par le gouvernement lui-même qu'il n'a même pas tenu compte du faire-part du CNOF pour décider les dernières modifications du CGCT en juillet dernier.
C'est bien ou pas, on verra bien dans un proche avenir. Mais c'est regrettable.
n tout cas, ce comité est devenu un "machin" de plus (comme a dit le Général De Gaulle de l'ONU) qui ne respecte même plus le rythme des ses propres réunions (normalement 2 par an sont prévues dans ses statuts). Est-il normal qu'il ne compte que 3 entrepreneurs et, en tout, 10 membres de la profession, salariés compris sur 29 personnes ?
Nombre de participants constatent qu'il est complètement bloqué, qu'il est quasiment impossible d'y travailler et que le résultat est bien maigre...
Alors, faut-il maintenant craquer l'allumette ? Nous, on a notre petite idée mais il serait prétentieux d'apporter, seuls, une réponse. A chacun de réfléchir.
Toujours est-il que notre profession a grand besoin d'un "incubateur" qui participe activement à la modernisation de notre profession.
Les enjeux sont déjà là, quand l'habilitation nationale ne fera plus sentir intégralement ses effets protecteurs au niveau Européen (concurrence oblige).
Il ne servira alors à rien de fustiger le plombier - pardon - le Pompes Funèbres Polonais ou Espagnol, ou Italien, ou Belge, ou... sur les zones frontalières, alors que l'on n'aura rien fait de notre côté, ou si peu pour être meilleurs.
Nous conclurons donc avec les mêmes mots utilisés en 1997 pour conclure un article presque identique (comme le temps passe...) : De l'audace, encore de l'audace...
G. Véclin, France Obsèques Liberté.
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